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Poésie

Fabre Luce PDF Imprimer Envoyer

LE PLUS ILLUSTRE DES FRANÇAIS OU DE GAULLE JUGE PAR FABRE-LUCE

 

par C. Mahleing

fabre-luce« Je ne laisserai pas de Mémoires personnels car j’ai toujours constaté que leurs auteurs, trop enclins à se justifier de leurs erreurs, ont, avec la vérité, des accommodements qui les rendent pleins d’indulgence pour eux-mêmes et très sévères pour les autres » Philippe Pétain

Né avec le siècle, petit-fils du fondateur du Crédit Lyonnais, fréquentant Janson-de-Sailly et le Collège de France, il grandit au sein d’une famille bourgeoise parisienne, qui lui permet sa première rencontre avec l’Histoire, celle de l’ex-impératrice Eugénie, à la veille de la Grande Guerre. Mais, c’est celle, à la fin de l’année 1918, avec le nouveau maréchal de France, Philippe Pétain, qui va être déterminante. « Pétain, sous les ordres de qui mon père avait servi au début du siècle (…), est venu dîner chez nous, en famille (…) Il était alors dans toute sa gloire, une gloire qu’on imagine difficilement aujourd’hui [1975], (…) avec cette majesté simple qui devait l’installer si naturellement dans un rôle de souverain ». Il n’oubliera jamais le maréchal. Comme il le note dans ses mémoires[1], « l’Histoire de France m’est arrivée à travers des récits de famille », ce qui l’inclina à devenir diplomate à Londres, Berlin et Moscou, carrière qu’il délaissa au profit d’écrivain, dans laquelle il va contester souvent des légendes officiellement répandues, ainsi celle sur les origines de la Première Guerre mondiale[2].

Le retour aux affaires du Général de Gaulle, et la publication des Mémoires de Guerre[3], va lui permettre d’exercer à nouveau sa verve de polémiste sur ce personnage charismatique, qu’il décortique d’abord dans Gaulle Deux, puis en 1960, dans Le plus illustre des Français, tous deux édités chez Julliard. Cet essai a été présenté comme « la première biographie critique » de l’homme du 18 juin, Fabre-Luce lui préférant l’expression « portrait biographique », dans lequel, lorsqu’il aborde les fameuses Mémoires[4], il cite en exergue l’auteur favori du général, mémorialiste lui aussi, René de Chateaubriand : « Lorsqu’on ne peut effacer ses erreurs, on les divinise ». Mais c’est sans doute Haute Cour[5] qui reste emblématique. L’auteur s’en explique dans ses mémoires. En France, « le Premier ministre est responsable devant le président de la République, mais ce dernier n’est politiquement responsable devant personne. Il peut alors éventuellement en résulter un blocage des institutions. (…) Dans mon livre de fiction, j’imaginais une Haute Cour qui recevait le pouvoir de sanctionner une violation de la Constitution par un blâme », violation caractérisée de la Constitution commise par le général en 1962. Bien sûr dans son livre, Fabre-Luce se garde bien de rendre d’avance un jugement, après avoir exposé les arguments pour et contre qu’une Haute Cour aurait pu entendre.

Démythifier de Gaulle : « L’écorché vif »

Ses ouvrages sont le fruit de nombreuses recherches sur celui qui a laissé mourir Pétain en prison et sont abondamment fournis de références, de façon à éviter toutes polémiques sur ces sources. Il part du postulat que celui qui attribue à l’impérialisme germanique la responsabilité exclusive de la guerre de 1914 a contribué à susciter le mouvement nazi, ainsi celui qui confère un caractère criminel à l’Armistice de 1940 a divisé, donc affaibli, la France.

Le but de son analyse, pertinente, n’est pas de nuire au général-président, mais bien d’exprimer son opposition à celui-ci, avec le respect qui convient. On est donc loin du pamphlet[6], à la manière d’un Jacques Laurent[7], comme le souligne Jacques Fauvet, du Monde, que « ce livre écrit d’un souffle, qui est souvent celui de l’esprit, doit prendre place dans la bibliothèque de l’homme libre à côté des Mémoires du général de Gaulle ». Certes, il s’agit quand même d’une entreprise de démythification, afin de balayer la légende pour restituer la vérité nue. Ainsi, pour tracer son portrait, Fabre-Luce ne retient de l’ascendance du général qu’une « tonalité générale : catholique, traditionaliste, patriote, intransigeante, vertueuse, cultivée, didactique ».

De Gaulle, cet éternel anxieux, à la limite de la paranoïa, préoccupé dans les temps calmes de dangers plus ou moins imaginaires, possède une certaine « incapacité d’être heureux », comme le note l’ambassadeur anglais Duff Cooper. Lui-même le révèle dans son « autobiographie », Le Fil de l’Épée, sorte de confession d’un incompris : « le bonheur est exclusif de la domination. Il faut prendre parti et le choix est cruel ». Il semble avoir choisi, sans beaucoup hésiter. Pourtant, son physique et son (mauvais) caractère (« il n’a pas d’amis », pour l’État-major ; officier « orgueilleux, ingrat, aigri » pour Pétain ; « puérilement personnel, obstiné dans ses impulsions », pour l’ambassadeur Dumaine, chef du protocole de l’Élysée en 1945) aurait pu être un handicap, mais ainsi que le résume Fabre-Luce, « il reste que Charles de Gaulle saura toujours exploiter au mieux son physique, faire de sa taille un programme, de sa réserve un moyen d’intimidation, de ses silences une boîte à surprises, de son nom, qui est celui de l’ancienne France, un vocable magique qui lui incorpore sa patrie ».

On le présente parfois comme un persécuté jusqu’en juin 1940. Certes, il ne plaît pas, mais il trouve toujours des protecteurs : Pétain (à de multiples reprises), Weygand (le cite en Pologne), Daladier (le rétablit de sa main sur le tableau d’avancement d’où Gamelin voulait l’écarter), Giraud (gouverneur de Metz, est venu l’honorer de ses étoiles lors d’une présentation éclatante de son régiment de chars), Gamelin (fera de lui le plus jeune général de l’armée française). De plus, son premier biographe, Lucien Nachin, écrit : « Peu d’officiers furent aussi bien notés ».

En fait, nul n’est mieux qualifié que lui-même pour le définir : « trop fier pour l’intrigue, trop fort pour la médiocrité, trop ambitieux pour être arriviste, il nourrissait en sa solitude une passion de dominer, longuement durcie par sa propre valeur, les travers rencontrés, le mépris qu’il avait des autres », ce portrait est fidèle, mais, comme le note, avec humour, Fabre-Luce, c’est « sans doute par inadvertance que le général de Gaulle le présente dans ses Mémoires comme étant celui du maréchal Pétain » !

Ce n’est pas un militaire

Ses chefs le considèrent, à l’instar d’un Gamelin (« un philosophe ») ou d’un Weygand (« un journaliste »), comme avant tout un homme de lettres, non d’action. Militairement, tout ce que celui, qui sera trois jours dans toute sa vie un général sur un champ de bataille, a proposé a, soit raté ou a été, heureusement, refusé, bien qu’il déclare humblement : « Je ne me trompe parfois dans ce que fais, jamais dans ce que je prévois ».

Tel un article, en 1925, exaltant le rôle joué par la fortification dans la défense du territoire français, son argumentation sera reprise par le ministre de la Guerre, un certain André Maginot…

Tel son réduit breton en mai 1940, qu’il voulait que le gouvernement constitue, alors que les Allemands atteindraient cette ligne bien avant que nous puissions y déployé nos forces. Tel son hypothèse de repli sur l’Afrique du Nord, alors qu’il manque à la Marine française 500 000 tonnes, qu’il est lui-même chargé, en juin 1940, de demander à l’Angleterre, et dont  il ne nous indique pas le résultat de sa démarche.

Telle sa fameuse théorie sur les divisions blindées (qu’il n’est pas le premier à énoncer) – les chars ont bien étaient construits mais n’étaient groupés en formations autonomes ainsi qu’il le préconisait, qu’il oublie de coupler d’une aviation d’assaut (erreur qu’il rectifiera (!) dans les rééditions postérieures de l’Armée de Métier, publiée à Alger, en 1944), que les Allemands (qui l’ont lu !), eux, ont mis au point dans leur fameuse Blitzkrieg.

Dans son discours du 19 juin 1940, il appelle « tout Français qui porte encore les armes a le devoir absolu de continuer la résistance », cela concernait essentiellement l’Afrique du Nord, où l’exécution de cet ordre eut entraîné des conséquences désastreuses.

De Londres, le 21 mai 1942, par l’intermédiaire de l’ambassadeur  américain Winant, de Gaulle conseille à Roosevelt d’ordonner un débarquement américain en France. Il va même jusqu’à affirmer que, s’il le fait, la guerre sera finie dans l’année. Or, une telle tentative n’avait aucune chance de succès, l’Angleterre manquant de moyens de transport et d’avions de chasse, et que les États-Unis se trouvaient encore incapables de fournir des troupes, l’idée « d’une tête de pont de l’autre côté de la Manche était un simple rêve de drogué », note, à ce sujet, le conseiller américain Allenbrooke.

D’après l’ambassadeur soviétique à Londres, de Gaulle en est, le 6 juin 1942, « à demander, en cas de rupture définitive avec les Anglais, [que] le gouvernement soviétique le reçoive avec son armée sur son territoire ». Pour continuer le combat depuis Moscou ? Pourquoi pas Washington ou La Paz ?

Ce n’est pas la France

Reste que la grande marotte de le l’homme de Colombey est l’identification de sa personne avec la France. Pourtant, pour Staline, « c’est Pétain, la vraie France », alors que Churchill déclare que « de Gaulle est le pire ennemi de la France dans son malheur », où ses sautes d’humeur (invitations refusées, fins de conversations abruptes, longues rancunes, retours solitaires) sont difficilement compatibles avec le flegme britannique. Être considéré comme « Persona ingrata », ce n’est pas vraiment défendre l’intérêt de la France… Pourtant, le général possède un défenseur inattendu en la personne du maréchal Pétain, qui déclare à Toulon en 1941 devant un groupe d’officiers : « J’interdis qu’on dise devant moi que de Gaulle est un traître. Il est un orgueilleux ». C’est pourquoi « il ne s’agit pas pour l’équipe de Londres de refaire l’unité du pays mais de partager les profits du pouvoir », note Saint-Exupéry en 1942.

De plus, Fabre-Luce remarque que lorsqu’il « s’agit de collaboration avec les communistes, le général de Gaulle reprend à son compte les arguments qu’il refuse aux prétendus collaborateurs des nazis. Thèse : il fallait s’associer à Thorez pour limiter son influence (…) Le drame, c’est que, politiquement parlant, il soit coincé entre Pétain, dont il fut un familier et dont beaucoup de tendances le rapprochent à l’origine, mais que les événements de juin 1940 vont l’obliger à combattre, et les communistes, dont tout le sépare, mais qu’à partir de juin 1941 il sera contraint de ménager, ne serait-ce que pour mieux les neutraliser ».

Ce n’est que dans cette logique que l’on peut comprendre l’Épuration, qui a été résumé par P.-H. Teitgen, Garde des Sceaux, en 1946 : « Quand un concurrent vous gêne, quand une femme vous trompe, lorsqu’on est brouillé avec son beau-père, lorsqu’on a un adversaire politique, il est facile de s’en débarrasser en se plaignant à la justice de son attitude pendant l’Occupation ».

Ce n’est pas un Sauveur

Au cours du procès Pétain, le procureur général Mornet avait déclaré « l’Armistice ne constitue pas un des chefs de l’accusation… Le procès de trahison commence à partir du 11 juillet 1940 » propos inquiétant, car si le 11 juillet 1940, le maréchal Pétain n’avait pas encore trahi, quelle était donc, entre le 18 juin et le 11 juillet, la situation du général de brigade Charles de Gaulle, révolté contre lui ? N’était-il pas illégal, sinon illégitime ? lui qui déclare « La légitimité que j’incarne depuis vingt ans (en 1960) », ce qui signifie, soit dit en passant, que la IVe République était illégitime ?

De 1940 à 1942, les deux années d’attente, pendant lesquelles les Anglo-Saxons s’étaient enfin armés, avaient permis à la France d’éviter dans la guerre une saignée et sous l’occupation une « polonisation » dont elle ne se fût peut-être jamais relevée. Churchill le reconnut, lui, comme pour donner tort au général : « L’Armistice nous a en somme rendu service. Hitler a commis une faute en l’accordant (…) le ralliement de l’Afrique du Nord en 1940 eût été moins profitable qu’en 1942 ». En mars 1943, Cordell Hull, secrétaire d’État américain, résume ces deux années au ministre des Affaires étrangères britannique Anthony Eden : « l’assistance de Vichy a été plus importante que celle du général de Gaulle ». Hitler, lui-même, dans son bunker, avant de mettre fin à ses jours : « Nous aurions du prendre Gibraltar dans l’été 1940 (…) c’est à l’égard des Français que notre erreur politique a été la plus complète. Il ne fallait pas collaborer avec eux. Cette politique les a servis et nous a desservis ». Au moins les choses sont claires, si l’Axe et les alliés sont du même avis. De Gaulle ne reconnaît-il pas, après coup, et en privé au colonel Rémy : « les armistices étant signés, notre pays étant placé devant le fait accompli, il n’était pas mauvais que la France disposât de deux cordes à son arc, l’une d’elles étant maniée par de Gaulle et l’autre par Pétain, étant bien entendu qu’elles devaient s’accorder l’une et l’autre au bénéfice exclusif de la nation ».

L’éminent et impartial historien, le Pr Renouvin, déclare pour sa part : « Vichy n’a pas cédé pour l’essentiel à la pression allemande pendant la période décisive où la Grande-Bretagne restait seule face à l’Allemagne ». C’est justement la temporisation de Pétain qui, en soustrayant ces espaces (zone libre et Afrique du Nord) à l’occupation allemande, a permis aux alliés de les utiliser deux ans plus tard. « Si Pétain a signé l’Armistice c’est justement pour préserver cet Empire (et une importante partie de la Métropole) de l’occupation ennemie (…) les Allemands ont compris rapidement leur erreur, puisque dès le mois suivant (le 16 juillet) ils réclamèrent la mise à leur disposition de bases en Afrique du Nord. Appuyé sur les clauses de l’Armistice, Pétain fut en mesure de refuser. » En 1940, donc, de Gaulle n’était pas le Sauveur. Et en 1958, alors ? Fabre-Luce polémique : « En juin 1958, les républicains font ce qu’ils ont présenté pendant les dix-huit années précédentes comme un crime. Au général de Gaulle, comme en 1940 au maréchal Pétain, ils remettent le pouvoir constituant, sous réserve d’une gratification par la nation. » Le général prend le pouvoir qu’on lui offre et déclare qu’un « gouvernement légal peut être illégitime, une autorité illégale peut être légitime (…) la légitimité sera bientôt à qui la prendra (…) L’abandon de la souveraineté française en Algérie est un acte illégitime, c’est à dire qu’il met ceux qui le commettent et qui s’en rendent complices hors la loi, et ceux qui s’y opposent, quel que soit le moyen employé, en état légal de légitime défense », phrase sans conséquence, on l’a vu quatre ans plus tard…

Ce n’est pas un Européen

De Gaulle a le culte de la France éternelle. Alors que fait remarquer la philosophe Simone Weil : « jusqu’au XVIIe siècle, la culture occidentale formait un tout, nul avant le règne de Louis XIV n’eût songé à la découper par nations ». Aujourd’hui, au XXe siècle, c’est l’Europe qu’il faut construire. Ce que n’a pas compris de Gaulle, c’est qu’en 1960, Louis XIV, c’est le Marché Commun : « le Traité du Marché Commun est illégitime, quoi qu’il arrive. Dût-il être ratifié par le Parlement, il devra un jour ou l’autre être détruit », comme Carthage… Alors, de Gaulle apôtre de la construction européenne ?

N’était-il pas le champion de la réconciliation franco-allemande avec Adenauer ? Est-ce le même qui évoquait (encore en 1951) le pays de Schiller et de Bach en utilisant le vocable Reich, l’éternelle Allemagne ? Dans son vocabulaire, l’Allemand reste « le boche, l’ennemi héréditaire » !

Ne déclare-t-il pas : « Sitôt remis, chacun se prend à guetter l’adversaire (…) Cette instabilité tient à la nature des choses (…) Où qu’elle passe, la frontière franco-allemande est la lèvre d’une blessure. D’où qu’il souffle, le vent qui la balaie est gonflé d’arrière-pensées », sans oublier la perle : « la pente de l’Histoire ramène toujours les Germains à la lutte contre les Gaulois ». En bon élève de la IIIe République, n’était-il pas persuadé que « quoiqu’on fasse pour affaiblir l’Allemagne, ce sera insuffisant, car le peuple allemand restera ». Et selon Roosevelt, « le général [en fils spirituel de Clemenceau] était pour l’annexion pure et simple [de la Rhénanie, frontière naturelle !] plutôt que pour un État autonome » ! Pourtant, dès 1945, Himmler lui écrit : « En vérité, le seul chemin qui puisse mener votre peuple à la grandeur et à l’indépendance, c’est celui de l’entente avec l’Allemagne vaincue ». Quand, en 1958, il arrive au pouvoir, la France vient de signer le traité de Rome et Robert Schuman l’a fondé sur le couple franco-allemand, alors notre machiavel va se convertir à l’idée européenne, prudemment…

Le Machiavel de Colombey

Laissons son « biographe non-autorisé » conclure : « Le rebelle de 1940 pouvait difficilement être, en 1944, l’homme de la réconciliation. Le bénéficiaire de l’émeute du 13 mai [1958] pouvait difficilement être, en 1959, le pacificateur de l’Algérie, […] il n’aura pas la gloire exclusive qui seule, sans doute, pourrait le satisfaire. Pendant et depuis la guerre, il a hautement représenté la France. Mais elle a été aussi protégée par Pétain, armée par Giraud, pourvue d’une monnaie par Antoine Pinay, entraînée dans la solidarité européenne par Robert Schuman ». Allons, un peu d’humilité, Charles…

Alors que reste-t-il du gaullisme ? Une certaine idée anachronique de la France et une « constitution faite sur mesure, inutilisable après la mort de son auteur. Le roi ne souhaite pas de successeur ».



[1]  Alfred Fabre-Luce, J’ai vécu plusieurs siècles, Fayard, 1974.

[2] La Victoire, Gallimard, 1924, essai sur lequel Poincaré fit pression sur les directeurs de journaux pour ne pas le mentionner.

[3] Le premier tome a paru en 1954, le second en 1956 et le troisième en 1959, alors que le général est à l’Elysée. Les Mémoires sont désormais disponibles à la Pléiade.

[4] Comme l’a écrit Paul Reynaud, les Mémoires de Guerre « fourmillent d’inexactitudes », quand ça n’est pas du plagiat sur Napoléon, Bossuet, Péguy ou Chateaubriand, ses lectures favorites.

[5] Publié aussi chez Julliard, en décembre 1962, après l’abandon de l’Algérie et l’établissement de Pompidou Premier ministre.

[6] Haute Cour a tout de même été saisi par la Préfecture de police.

[7] Mauriac sous de Gaulle, La Table Ronde, 1964.