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Poésie

L'Education PDF Imprimer Envoyer

L’EDUCATION, OUTIL TOTALITAIRE

 

 

Le développement du mondialisation permet le renforcement de la coopération (et l’aliénation) des états en vue de mettre en place une société uniformisée et uniculturelle aux quatre coins du village planétaire ; dans ce dessein, chaque individu se doit de manger des « Big-Mac », boire du Coca-Cola et s’abrutir devant le modèle culturel américain, sauveur et dominateur du monde, incarné notamment par Independance Day.

Mais, aujourd’hui, après avoir triompher dans le domaine commercial – donc économique – en instaurant un marché mondial par les accords du GATT, et en attendant d’imposer un gouvernement mondial avec à sa tête « Big Brother », les séides révolutionnaires s’attaquent désormais à l’Éducation, secteur essentiel, car ayant trait à la formation intellectuelle et culturelle des individus, donc au devenir des nations. Selon un rapport de l’UNESCO, « celui qui contrôlera, au XXIe siècle, l’éducation aura l’initiative, car l’éducation sera permanente », c’est dire si nos mondialistes en ont conscience !

Vous pourriez nous rétorquer que la hantise du complot nous le fait voir partout, tel une pieuvre étouffant sa proie – l’esprit des peuples –, et qu’en fait, ce ne sont que des supputations de réactionnaires de bas étages. Si seulement, cela pouvait être vrai ! Malheureusement, les faits sont là : en France, à l’aube de l’an 2000, 20% des jeunes de moins de vingt-cinq ans sont illettrés ! On se passerait bien de tel record. Comment un pays, considéré comme la quatrième puissance de la planète, est-il tombé si bas, lui qui dispose de l’école (en fait l’instruction) républicaine (chère à Clemenceau... euh pardon à Jules Ferry), laïque, gratuite et obligatoire jusqu'à seize ans ?

C’est qu’en fait on a changé délibérément le rôle de l’école, ce dernier étant redéfini, il doit permettre un apprentissage de la future vie sociale de l’élève. L’école n’est plus le lieu de la formation intellectuelle mais sociale des enfants. En effet, l’école doit modifier les attitudes et les comportements des enfants qui lui sont confiés en lui inculquant de nouvelles valeurs (tolérance, antiracisme, fraternité, etc.), celles-ci devant changer et renverser les valeurs traditionnelles de notre société.

Mais cette modification des attitudes ne concerne pas seulement notre pays. Elle est orchestrée à l’échelon mondial par les départements « Éducation » des différentes institutions internationales : Unesco, Conseil de l’Europe, Commission de Bruxelles et OCDE. Bien évidemment le ministère de l’Éducation Nationale est concerné, les IUFM ayant été créés à cet effet. Les instructions de l’Unesco sont claires à ce sujet : « Nous souhaitons l’internationalisation et la standardisation de l’Éducation ».

Concrètement, il faut « faire en sorte que tout élève se trouve en position de succès », ce qui se traduit par une baisse sensible de la qualité et du contenu des enseignements (en supprimant les Humanités), ce qui a pour conséquences l’effondrement du niveau scolaire, ce qui permet de rompre avec un système élitiste. Le professeur est devenu un éducateur et un conseiller, sorte de lien entre les parents et l’école. Cette révolution éthique – c’est à dire un renversement des valeurs a pour but d’imposer une nouvelle morale, qui se veut universelle, en neutralisant la transmission familiale des préjugés – est doublée d’une révolution culturelle permettant d’envisager une éducation dans une perspective mondialiste et ainsi d’inculquer aux élèves une attitude interculturelle (où diverses cultures ont fusionné pour donner naissance à une nouvelle culture). L’aboutissement logique de ce processus devrait être « le développement d’une langue internationale pour une telle société globale, qui renforce et promeuve une culture internationale » (Unesco, février 1989)

La finalité d’un tel projet sera la création d’une société duale, où cohabiteront dirigeants et dirigés. Les premiers étant « l’élite du savoir », l’élite méritocratique, dont l’ascension est fondée sur le savoir, les derniers étant le résultat de ce système éducatif déficient, étant peu ou prou instruits car la société future n’aura pas besoin d’un grand nombre de gens instruits, l’Éducation étant séparée en deux : une éducation pour les masses et une éducation de qualité, organisée par le « recrutement de l’élite scolaire au sein de l’élite sociale » (Unesco).

Voici le projet fomenté par nos dirigeants mondialistes. Avons-nous la partie perdue ? Pas encore car il existe de nombreux freins à cette évolution : en effet, les structures sociales et les mentalités populaires ont du mal à se défaire de « l’usage ». De plus, le corps enseignant – le vrai – refuse cet abaissement des niveaux scolaires et ce nivellement par le bas.

Mais c’est à nous, esprits libres, de résister face à cet ennemi sournois, qui tôt au tard échouera comme tous ceux qui ont voulu dominer les hommes en les traitant comme de vulgaires animaux. Clio est là pour nous permettre d’espérer et d’entretenir notre flamme, cette flamme qui brûle en chacun de nous, là où se trouve ce qui fait la richesse de l’homme, car « c’est l’homme qui fait l’histoire et non l’histoire qui fait l’histoire. » (Massis)

Lire à ce sujet : Machiavel Pédagogue ou le ministère de la réforme psychologique, de Pascal Bernardin.